L'expérimentation

Une application co-construite avec ses futurs utilisateurs

L’application pass Culture est résolument pensée comme ouverte et partagée, dans sa finalité mais aussi dans sa conception. C’est pourquoi une phase de tests et d’expérimentation a été mise en place pour accompagner le développement de l’application, afin de répondre au mieux aux aspirations, aux pratiques, aux usages et aux besoins des futurs utilisateurs : les jeunes de 18 ans et tous les acteurs culturels.

Pour mener à bien cette séquence essentielle pour la réussite du pass Culture, 5 départements pilotes ont été choisis : le Bas-Rhin, le Finistère, la Guyane, l’Hérault et la Seine-Saint-Denis. Ils représentent au plus près la réalité et la diversité territoriales, sociales et démographiques de notre pays, y compris en termes d’offres culturelles et d’accès à une connexion Internet.

Dans un premier temps, une phase de co-design de l’application a été menée début 2018 avec 500 bêta-testeurs de 18 ans ayant manifesté leur intérêt pour le pass Culture. Ces jeunes, sensibilisés notamment par des structures relais bénéficiant d’un fort ancrage territorial (telles que les associations, missions locales, lycées, MJC, etc.), ont participé à des ateliers réguliers qui ont permis le développement d’une première version de l’application en mai 2018.Cette phase a également fait l’objet de l’implication de nombreux acteurs culturels, dont l’expérience a permis de soutenir le développement d’une première version du portail professionnel du pass Culture, le pass Culture Pro, en juillet 2018.

La première vague d’expérimentation a été lancée le 1er février 2019 auprès de plus de 10 000 jeunes volontaires répartis dans 5 départements d’expérimentation : le Bas-Rhin, le Finistère, la Guyane, l’Hérault et la Seine-Saint-Denis. Ces jeunes de 18 ans étaient les premiers à bénéficier de 500 euros, disponibles directement dans l’application, pour profiter de divers expériences et biens culturels. Ces cinq départements représentent au plus près, la réalité et la diversité territoriales, sociales et démographiques de notre pays, y compris en termes d’offres culturelles et d’accès à une connexion Internet.

Début juin 2019, le pass Culture s’étend à neuf nouveaux territoires : les Ardennes, les Côtes-d’Armor, le Doubs, l’Ille-et-Vilaine, le Morbihan, la Nièvre, la Saône-et-Loire, le Val-de-Marne et le Vaucluse. Cette deuxième vague d’expérimentation s'accompagne également de l’ouverture du pass Culture à l’ensemble des jeunes de 18 ans des quatorze territoires permettant de passer de 10 000 à 150 000 individus éligibles.

Au même titre que pour la phase de co-design, tous les acteurs culturels sont invités à participer à cette première expérimentation étendue, ils peuvent proposer leurs activités et produits culturels sur l’application. Plus le catalogue du pass Culture sera étoffé et varié, plus les conditions de l’expérimentation seront proches des futures conditions réelles d’utilisation.

Divers outils, notamment l’organisation d’ateliers, ont été mis en place pour permettre un retour d’expérience direct et une remontée d’informations fluide. En parallèle, les éléments qui seront recueillis permettront d’alimenter les réflexions sur les usages à privilégier dans l’application.

Objet de l'expérimentation

Cette expérimentation sera l’occasion de mesurer l’efficacité de différents aspects du pass Culture, aussi bien la dimension technique et ergonomique de l’application que le fonctionnement de cette nouvelle politique culturelle. Seront notamment testés :

  • les processus d’inscription et d’activation de son compte

  • l’identité visuelle et graphique

  • l’ergonomie

  • les modalités d’usage pour les jeunes comme pour les acteurs culturels •

  • les modalités de réservation et de paiement

  • les modalités de financement du pass Culture

Avant chaque nouvelle vague d’expérimentation, un bilan sera partagé avec toutes les parties prenantes du projet. Ce bilan sera fondé sur des analyses qualitatives ainsi que sur les indicateurs quantitatifs suivants : taux de recours à l’application, taux d’utilisation, taux de réservation, diversité de l’offre, écart aux pratiques antérieures et taux de dépense publique.

Le bilan tiendra compte des retours d’expérience des usagers et permettra de mesurer les ajustements à imaginer pour la suite de l'expérimentation.

Un dispositif accessible à tous

À la demande du ministère de la Culture, pour qui l’accueil et la prise en compte des personnes en situation de handicap est une priorité, les équipes en charge du développement du pass Culture ont développé l’application afin qu’elle soit accessible techniquement aux jeunes en situation de handicap et qu’elle comporte un nombre significatif de propositions qui leur soient destinées. Le ministère est pleinement mobilisé pour inclure et accompagner les jeunes en situation de handicap tout au long du processus de création de l’application.

L’interface du pass Culture, qui sera généralisée à terme, devra être pleinement accessible et prendre en compte toutes les formes de handicap. Le pass Culture devra également donner accès à des propositions d’activités artistiques et culturelles inclusives, et mentionner systématiquement la capacité des lieux à accueillir les personnes en situation de handicap. Pour permettre à tous les jeunes, quelle que soit leur situation, de bénéficier de toute la richesse et la diversité de l’offre artistique et culturelle, l’équipe en charge du développement du pass Culture associe les jeunes en situation de handicap à l’expérimentation en cours dans les 5 départements pilote. Un nombre significatif de jeunes en situation de handicap y feront part, dans les mois à venir, de leurs retours d’expérience. En parallèle, les structures culturelles participant à l’expérimentation sont sensibilisées par le ministère de la culture à la nécessité de nommer un référent handicap et d’intégrer un objectif spécifique handicap dans leurs contrats d’objectif et de moyens. Le ministère a par ailleurs créé un fonds dédié permettant l’équipement des salles en matériel d’accessibilité (audiodescription, sous-titrage, boucle magnétique) et le développement de la programmation d’œuvres accessibles. En 2018, 82 salles de spectacle réparties sur le territoire, dont 2 salles en Océanie, se sont ainsi engagées et ont été soutenues.